[Spellyans] Avec Pêr Denez, un ardent prof de breton disparaît

Ken MacKinnon ken at ferintosh.org
Tue Aug 2 14:33:47 IST 2011


A Gowetha,

 

A most sad loss (albeit such a long life).  I am glad to have spent a day
with him in Edinburgh about 20 years ago, during which he explained to me
most clearly how the Capes worked – and how it worked to the detriment of
Breton.

 

Clach air a charn, agus a chuid de Pharras dha-san.  – An ken ken

 

 

 

From: spellyans-bounces at kernowek.net [mailto:spellyans-bounces at kernowek.net]
On Behalf Of Michael Everson
Sent: 02 August 2011 13:10
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Subject: [Spellyans] Avec Pêr Denez, un ardent prof de breton disparaît

 


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-breton-disparait-_40735-1892159------35288-aud_actu.Htm

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Avec Pêr Denez, un ardent prof de breton disparaît 


OUEST-FRANCE  dimanche 31 juillet 2011


Linguiste renommé et écrivain bretonnant, Pêr Denez est mort à l'âge de 90
ans dans la nuit de vendredi à samedi à Romillé, près de Rennes. Il a
consacré sa vie au renouveau du breton. 


À entendre les hommages qui s'expriment après la mort de Pêr Denez, on pense
à l'adage africain : « Quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui
brûle ». À ceci près que le vieux monsieur qui vient de s'éteindre a
contribué à sauver une langue qui devenait surtout orale, le breton, en
garnissant les bibliothèques de méthodes, d'essais ou de romans écrits en
breton.

« Écrivain infatigable », selon Glenn Jégou, de l'association Skeudenn Bro
Roazhon, Per Denez est d'abord un formidable artisan du renouveau de la
langue bretonne. « Son fer de lance », même, insiste Hervé Le Bihan,
professeur de breton et chercheur à Rennes 2. Détaillant les 21 années de
recherche « et de militantisme » de Pêr Denez au département d'études
celtiques de l'université, notamment à sa tête, Hervé Le Bihan rappelle que
« c'est grâce à lui que l'on a obtenu une licence de breton en 1981, lors de
l'élection de François Mitterrand. La qualité de son travail de linguiste et
son action auprès des politiques ont fini par faire sauter le verrou. Puis
le Capes s'est ouvert en 1986, enfin on a complété avec le Deug en 1989. »
Il souligne aussi « l'envergure internationale » de Pêr Denez : lorsqu'en
2000, il coordonne « un ouvrage de mélange » (un livre où des universitaires
rendent hommage à un de leurs pairs en travaillant sur ses sujets), il note
que les contributeurs viennent d'un peu partout, d'Irlande, d'Allemagne,
d'Espagne, des États-Unis... mais aussi du Japon !

Le livre le plus connu de Pêr Denez est une méthode de langue : Breizhoneg
buan hag aes (Le breton facilement et rapidement). Sortie en 1972, elle a
formé des étudiants et des bretonnants amateurs pendant 20 ans. Ce succès a
pu valoir en ricochet à son auteur de vifs débats, certains de ses pairs lui
reprochant d'avoir simplifié l'orthographe du breton. « Des discussions de
salon. Quand une langue est en train de mourir, il faut d'abord la sauver !
» estime Jean-Louis Latour. Cet ami, qui avait rencontré Pêr Denez dans le
cadre de la confédération Kendalc'h et le Conseil culturel de Bretagne,
aimait avant tout chez lui, « son engagement pour la Bretagne. Une passion
affinée par la finesse de ses analyses ».

Les obsèques de Pêr Denez seront célébrées mercredi, à 14, à l'église
Saint-Melaine à Rennes.

Isabelle BORDES. (avec Didier GOURIN)

 

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